Le quotidien d’une infirmière libérale à Paris

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Le quotidien d’une infirmière libérale à Paris

« Sandra M. se lève à 5h du matin pour aller travailler dans le 15ème arrondissement de Paris. Elle est infirmière libérale après avoir travaillé 10 ans à l’APHP. Elle n’habite pas à coté mais cela ne la dérange pas d’aller travailler à Paris en voiture. Elle commence sa tournée à 7h du matin, fait une pause vers 10h pour finir sa matinée à 13h. Elle reprend ensuite à 16h pour finir sa journée à 20h. Elle ne prend pas de patient au-delà de 20h, c’est son choix. C’est ce qui lui plaît dans l’exercice libéral, c’est le choix des horaires et des soins qu’elle souhaite faire ou ne pas faire. Ce n’est pas comme à l'hôpital où on n’avait pas le choix des soins. Sandra travaille dans un cabinet de groupe pour la sécurité, pour ne pas être seule, pour les remplaçantes, pour l’ambiance qu’il y a lors des rencontres organisées par les gérants du cabinet. Sa tournée, qu’elle fait en voiture, est organisée comme un circuit savamment orchestrée de manière à ne pas revenir sur ses pas! La circulation sur Paris étant ce qu’elle est, elle a pris l’habitude de ‘négocier’ avec les patients les horaires de passage. En demandant gentiment et en expliquant les choses, elle arrive à trouver un terrain d’entente avec les patients qu’elle voit. 
Sandra a un binôme, Fabrice qui fait sa tournée en deux-roues, parce que c’est plus facile pour circuler. Sandra travaille une semaine sur deux, du mardi au lundi, ce qui n’est pas conventionnel. On a l’habitude du lundi au dimanche. Ils ont choisi ce roulement pour ‘profiter’ entièrement du week-end de repos. L’autre semaine c’est Fabrice qui prend le relai. A la fin de chaque semaine de travail, le lundi soir, ils s’appellent pour se faire les transmissions et parfois ils se font des transmissions par mail lorsqu’ils n’arrivent pas à se joindre par téléphone. Pendant sa tournée, Sandra va de patient en patient, elle les connait par coeur, les soigne très bien parce que c’est son métier de bien soigner et d’être bien avec eux. Elle arrive à leur faire oublier le soin le temps de sa visite. Elle reçoit des appels ou des sms du gérant de cabinet pour des prises en charge supplémentaires mais elle est obligée de les refuser par manque de disponibilité.
Elle arrive à voir 18 patients le matin et 10 patients le soir. Avec les dépassement 
d’honoraire qu’elle pratique, elle arrive à se faire un chiffre d’affaire de 3500 euros par semaine, soit plus de 7500 euros par mois. Elle met de coté un peu moins de la moitié et le reste c’est son salaire, soit 4000 euros par mois. Elle nous explique que c’est mérité vu la charge de travail et les efforts qu’elle fournit. La moitié qu’elle met de côté sert aux charges qu’elles supportent telles que l’URSSAF, la CARPIMKO, la voiture neuve, le téléphone, la retraite complémentaire, la prévoyance etc…Elle trouve que c’est difficile de faire du libéral mais c’est gratifiant. Elle est mieux payée qu’à l’hôpital et surtout elle est payée à la hauteur de ses efforts. Pour rien au monde elle ne reviendrai à l’hôpital pour y travailler. Elle est bien contente de finir sa tournée et de pouvoir rentrer se reposer pour attaquer la journée du lendemain.
Courageuse et déterminée, son projet est d’ouvrir son propre cabinet infirmier. Elle prend conseil auprès du gérant de cabinet qui est prêt à s’associer avec elle. L’avenir pour Sandra est très prometteur. »

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